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Dossier
L'INTERVIEW EXCLUSIVE !

Nicolas Sarkozy


Le MAG se lance dans la campagne présidentielle en interrogeant les principaux candidats à l’élection du chef de l'État. Nicolas Sarkozy est le premier à nous répondre et revient point par point sur tous les sujets qui font et feront l’actualité agricole durant son éventuelle mandature.
OGM, Pac, environnement, transmission et création d’entreprise, le MAG a passé le candidat en tête des sondages au crible des questions qui sont au coeur de vos préoccupations. Séduisantes ou agaçantes, ses propositions vous sont livrées toutes chaudes ! À vos commentaires, prêts, partez !


ÉCONOMIE

Vous avez évoqué récemment lors d’une interview à AGRA presse, une fusion possible entre le ministère de l’agriculture et celui de l’économie. Cela a provoqué de vives réactions, pouvez-vous nous donner une explication sur ces propos ?

Je n’ai jamais proposé de supprimer le ministère de l’Agriculture en le fusionnant avec celui de l’Économie et des Finances. C’est le Parti socialiste qui a diffusé cette information mensongère. Je tiens à la disposition du Parti socialiste un exemplaire de la publication dans laquelle je me suis exprimé sur ce point. Je suis éminemment conscient des défis que l’agriculture française aura à affronter dans les années à venir, en particulier avec la réforme de la PAC : c’est la seule chose qui gouverne ma réflexion. Le Parti socialiste préfère la polémique stérile et l’inexactitude des faits au débat. L’agriculture mérite mieux.

L’agriculture se dirige vers de plus en plus de dérégulation. On le voit parfaitement avec les négociations à l’OMC. Cela vous semble-t-il une évolution inéluctable ?

Dérégulation voudrait dire qu’on abandonne toute régulation. Ce n’est pas ce qui se passe avec l’OMC. En revanche, il est vrai que l’on change de règles. La France a intérêt à la mise en place de ces règles au plan international à condition de veiller au respect de nos intérêts et à l’équilibre des concessions des uns et des autres. On ne peut pas dire aux producteurs «positionnez-vous sur les marchés mondiaux» et refuser de jouer le jeu du commerce international. Mais cela ne peut pas se faire à n’importe quel prix.

Doit-on baisser, voire supprimer, les subventions européennes à l’agriculture ? Que pensez-vous de la nouvelle Pac ?

La suppression des subventions est inenvisageable. Celles-ci sont nécessaires pour permettre une agriculture de qualité et la préservation de la vitalité de nos zones rurales. Mais la réalité à laquelle nous sommes confrontés, c’est que les aides à l’agriculture sont aujourd’hui équivalentes au revenu des exploitations. Elles sont même parfois supérieures à ce revenu d’exploitation. Le premier chantier à engager, c’est celui de la simplification des régimes d’aide en place. Le second, c’est de permettre aux agriculteurs de vivre davantage du fruit de leur travail. Aucun producteur, en effet, ne peut préférer vivre d’aides directes plutôt que du marché. Le niveau des aides dépendra donc du niveau des prix. Avec des prix plus hauts et plus rémunérateurs, les aides seront moins indispensables.

La productivité de la «Ferme France» s’est tassée depuis 1998. Comment rendre l’agriculture française plus compétitive ?

La compétitivité de l’agriculture française est une réalité. La France reste l’un des principaux pays producteurs dans le monde. Il n’y a aucune raison de céder notre place sur les marchés, ni d’ailleurs de craindre notre mise à l’écart. Maintenir cette productivité dépend d’abord de notre capacité à renouveler les générations. J’entends poursuivre et amplifier les efforts en matière d’installation. Améliorer la productivité de notre agriculture passe également par le développement d’approches économes en matière d’intrants agricoles. C’est aussi faciliter la mise en commun du matériel d’exploitation : on peut aller beaucoup plus loin et apporter des réponses précises aux préoccupations des exploitants. C’est enfin se tourner résolument vers les nouveaux débouchés et mettre fin à une certaine forme de gaspillage. Je ne peux me résoudre à voir des terres mises en jachère alors même qu’il y a des possibilités de cultiver, sur ces terres, des produits pour le marché des biocarburants ou de la chimie verte. Tout ceci est possible si l’on se donne la peine d’accompagner les exploitants. Il faut simplifier les structures d’appui aux exploitants et confier aux chambres d’agriculture, qui réalisent déjà un formidable travail, une véritable mission d’accompagnement des exploitants sur le terrain.

La désintensification engagée depuis quelques années dans de nombreuses exploitations vous parait-elle une bonne chose ?

Je ne crois pas à la désintensification.
Je crois beaucoup plus à des démarches de progrès permettant un plus grand respect des ressources mobilisées, comme la terre ou l’eau. Le vrai défi de l’agriculture européenne, c’est de poursuivre dans la voie du développement en s’appuyant sur les résultats de la recherche. La France a la chance de disposer d’un grand réseau d’excellence scientifique : Inra, Cemagref, instituts techniques. Mobilisons ce potentiel pour que l’agriculture française et européenne relève le défi du développement durable et réponde à une demande mondiale croissante.

De nouveaux États, où l’agriculture est une économie forte, ont rejoint l’Union européenne. Est-ce une menace pour la France ou, au contraire, une opportunité ?

L’arrivée de nouveaux États membres, dotés de secteurs agricoles puissants, ne doit pas susciter de craintes en France. Ces pays sont nos alliés et nous avons beaucoup à partager avec eux. La France s’est engagée très tôt dans des partenariats pour l’adhésion de ces pays, et elle n’a pas à le regretter. C’est ensemble que nous écrirons l’évolution de la Pac et de nos agricultures. De plus n’oublions pas une chose : avec la croissance de la population mondiale, les marchés vont s’élargir.


OGM

Êtes-vous favorable à l’expérimentation en plein air d’OGM ?

Je suis pour le moment sceptique sur les vrais avantages des OGM. Mais je n’écarte pas l’hypothèse que les OGM s’avèrent un jour vraiment utiles à la société, aux agriculteurs et aux consommateurs. C’est pourquoi je considère que la France doit se réserver la possibilité, plus tard, lorsque les conditions de sécurité seront pleinement remplies, de s’engager dans leur culture. Poursuivre la recherche est donc, de ce point de vue, indispensable. Si les OGM peuvent permettre de ne pas utiliser des produits phytosanitaires ou d’en réduire significativement l’utilisation, c’est un progrès. Si les OGM peuvent permettre de mettre au point des variétés qui apportent des avantages très significatifs pour la santé humaine ou pour le développement durable, c’est un progrès. Il faudra être en mesure d’en profiter. L’expérimentation en plein champ doit en revanche s’accompagner d’un encadrement strict et transparent. Je pense qu’il faut renforcer la surveillance, en développant un véritable suivi biologique de toutes les cultures sur le territoire. Il faut s’appuyer sur les compétences des uns et des autres (scientifiques, milieux associatifs, services de l’État), et ce, en toute transparence. La biovigilance est une nécessité ; elle doit fédérer toutes les énergies.

Comment jugez-vous les actions des « faucheurs volontaires » et la position de la Confédération paysanne sur le sujet ?

La destruction sauvage des travaux développés par des sociétés ou par des organismes de recherche n’est pas admissible, dès lors qu’ils ont été légalement autorisés. C’est une atteinte inacceptable à la propriété privée, d’autant plus inacceptable qu’elle fait l’objet d’exploitations médiatiques. Ce que les Français veulent, c’est un débat sur les OGM, et non des actes de délinquance. On ne peut de surcroît à la fois demander un débat et détruire des cultures expérimentales menées par des organismes comme l’Inra, destinées à approfondir les connaissances sur les OGM.


ENVIRONNEMENT

L’écologie semble vous être un thème cher. Quelles sont pour vous les priorités dans ce domaine ?

L’écologie est évidemment le défi du XXIe siècle. L’actualité nous le rappelle tous les jours, que ce soit par le biais des conséquences du changement climatique (sécheresses, augmentation de la fréquence des catastrophes naturelles), par le débat vif sur les ressources halieutiques ou lors des pics de pollution en ville. Ma priorité, ce n’est ni plus ni moins que de placer l’environnement au cœur de nos politiques publiques, afin de lui donner l’importance qu’il mérite. On doit impérativement et rapidement passer des incantations aux actes.

Malgré ses efforts, l’agriculture doit-elle aller encore plus loin sur le sujet ?

Quand on est agriculteur, on travaille tous les jours à la préservation de l’environnement. Les efforts déjà réalisés ne doivent pas être oubliés, ni sous-estimés. Il faut toutefois aller plus loin. Même si beaucoup de chemin a été fait, il n’en reste pas moins vrai qu’il nous faut aller vers une meilleure prise en compte des ressources dans l’acte de production. Il nous faut développer une agriculture diversifiée, favoriser les modes de production naturels (l’herbe) et améliorer la gestion de l’eau (vis-à-vis de l’irrigation).

Prenons l’exemple de la loi sur l’eau, est-ce un bon compromis entre écologie et développement agricole ?

La loi sur l’eau est effectivement un compromis. Elle a permis de rapprocher les points de vue. C’est une étape. Il faudra aller plus loin tout en tenant également compte de la réalité économique des exploitations.

Bruxelles a décidé de réviser la directive 91/414/CEE concernant les pesticides, dans un sens plus restrictif. De même, le gouvernement a annoncé un plan pour réduire de 50 % la vente de pesticides les plus dangereux… Qu’en pensez-vous ?

La révision de la directive 91/414/CEE dans un sens plus restrictif est une bonne chose. S’agissant des produits les plus dangereux, il est logique de promouvoir une baisse de leur vente. Les agriculteurs sont les premiers par les produits phytosanitaires. Il faut tendre vers des utilisations qui soient de plus en plus mesurées. Il faut recourir à ces produits quand c’est nécessaire et seulement quand c’est nécessaire. Les agriculteurs en sont convaincus. Je sais leur envie de mieux faire. Cette détermination est bien la preuve que les tentatives d’opposer agriculture et environnement sont vides de sens. Je pense enfin que les producteurs ne sont pas les seuls concernés par les meilleurs usages des produits phytosanitaires. Ces produits servent aussi à l’entretien des voiries communales, des axes routiers ou des jardins. Là aussi, il faut faire des efforts.


AVENIR

Dans une France qui vieillit, la question de la transmission d’entreprise, en l’occurrence, de l’exploitation pour ce qui nous concerne, se pose. Faut-il promouvoir la reprise d’exploitation ?

Je suis favorable au maintien des outils d’aide à l’installation. Ces outils ont fait leur preuve, ils sont efficaces. Il ne faut pas vivre dans l’illusion : on n’installera pas un agriculteur pour un départ. Mais l’objectif doit être de veiller au renouvellement des générations et de ne pas détourner les jeunes de ce métier. Il faut également veiller à appuyer les démarches des jeunes qui viennent d’autres milieux.

A-t-on les bons outils pour cela ?

Oui, l’agriculture française est dotée d’outils très efficaces. Elle peut compter sur un appareil de formation reconnu (les lycées agricoles, les CFPPA) et surtout particulièrement performant. L’aide à l’installation est primordiale, de même que les prêts bonifiés. Un effort pourrait sans doute être fait en direction du stage d’installation, afin de le rapprocher des besoins réels des futurs exploitants.

Les organisations agricoles sont issues de la longue histoire de l’agriculture française. Faut-il les rénover ? Par exemple, fusionner les chambres d’agriculture avec les chambres de commerce et d’industrie ainsi que les chambres de métiers ?

Je crois qu’il faut redonner toute leur place aux demandes des agriculteurs. En d’autres termes, les chambres d’agriculture doivent être des structures d’accompagnement de l’évolution des exploitations. Elles doivent, pour ce faire, se tourner davantage vers les actions de terrain. C’est, à mon sens, là que se situe la première exigence.

La crise énergétique que nous traversons incite à étudier de plus près des solutions alternatives. Biocarburants, biocombustibles... sont au goût du jour. Faut-il développer la place de l’agriculture dans le bilan énergétique français ?

Il faut résolument se tourner vers les bioénergies. L’agriculture a une carte à jouer, car les biocarburants sont de nouveaux marchés solvables. Il ne faut pas non plus oublier la forêt, pour son rôle dans la production de chaleur ou d’électricité, et la lutte contre l’effet de serre. Je voudrais souligner que les bioénergies, ce n’est pas une découverte pour les agriculteurs français. Cela fait longtemps qu’ils s’intéressent à cette question et qu’ils montent des projets. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une volonté politique forte pour que l’usage des bioénergies se répande vite dans notre pays et pour que des filières innovantes et compétitives puissent se développer. Je propose notamment que la fiscalité sur les produits et comportements écologiques soit systématiquement moins élevée.

Est-ce un moyen de retrouver de la rentabilité pour les agriculteurs ?

Les bioénergies sont un moyen pour les agriculteurs de pouvoir retrouver de la valeur ajoutée. Mais ils ne le pourront que s’ils s’investissent dans l’aval des filières et qu’ils obtiennent une juste répartition de la richesse produite.

Que pensez-vous de la TVA sociale ?

C’est une question délicate. Il est évident que la fiscalité sur le travail est trop élevée et que, si nous ne changeons pas nos méthodes et nos outils, nos résultats ne changeront pas. Basculer une partie de la fiscalité sur le travail vers la fiscalité sur la consommation est donc une expérience tentante. Pour autant, les effets d’une telle mesure sur le pouvoir d’achat sont incertains et je me méfie de la théorie des vases communicants. Le principal problème fiscal de notre pays, c’est l’excès de prélèvements obligatoires en raison de l’excès de dépenses publiques. La meilleure réforme à entreprendre est donc la baisse des dépenses pour pouvoir baisser les prélèvements, pas le transfert de l’un sur un autre.

À l’image de nos voisins, comme l’Allemagne ou l’Espagne, les régions ont-elles un rôle fort à jouer en soutien à l’agriculture ?

La nouvelle politique de développement rural européenne, telle qu’appliquée en France, va se traduire par un certain degré de régionalisation. Certains pays choisissent d’aller plus loin. Ce sont des pays avec des traditions décentralisées fortes. Je ne suis pas hostile à ce que la France renforce le rôle de l’échelon régional. Je pense cependant que l’urgence réside dans la clarification des objectifs des aides du second pilier. Nous devons fixer quelques objectifs clairs, dotés de moyens importants, pour éviter le saupoudrage. Le développement rural est un enjeu majeur, qui mérite des moyens à la hauteur et un haut degré d’efficience des politiques publiques, communautaire comme française.

L’agriculture est la seule activité humaine permettant de capter du CO2 dans l’atmosphère. Qu’en pensez-vous ?

C’est précisément ce qui fonde l’intérêt écologique d’une meilleure exploitation de nos forêts et des biocarburants, pour peu que la chaîne de fabrication, de la graine jusqu’au consommateur, soit suffisamment économe en énergies fossiles.


L’ANALYSE
Jacques Chirac a lancé sa carrière politique en labourant les terres de Corrèze, portant un soutien indéfectible aux agriculteurs et marquant à tout moment son goût de la ruralité et des hommes. Nicolas Sarkozy a choisi la fermeté, puisé dans l’urbanité la sève de son autorité politique. Chirac voulait résorber la fracture sociale, Sarkozy souhaite la rupture. Deux conceptions, deux parcours. Et pourtant…

A l’image d’un Chirac qui cherchait à capter un large électorat en 1995 avec Seguin à sa gauche, Madelin à sa droite, Sarkozy amorce le virage d’un candidat qui souhaite rassembler. Sa réaction quant aux attaques formulées à son égard sur une éventuelle fusion du ministère de l’Agriculture et celui de l’Économie ne s’est d’ailleurs pas fait attendre : il n’a « jamais parlé de supprimer le ministère de l’Agriculture ».

Exit la rupture, le ministre de l’Intérieur s’inscrit d’abord dans la continuité de la politique agricole menée par la majorité sortante.
«Je ne crois pas à la désintensification (...) La supression des subventions est inenvisageable», estime-t-il.
Pour couvrir le champ à droite de l’échiquier politique, il ajoute à ses propos un volet qu’il choisit libéral et pro-européen.
Sur l’OMC, le candidat de l’UMP estime que la France «a intérêt à la mise en place de ces règles», comme il voit, en l’Europe élargie, une chance. Il souhaite une simplification des régimes d’aide, une meilleure rémunération par les prix.
L’optimisme est aussi de rigueur avec l’installation des jeunes, l’espoir des biocarburants et de la chimie verte. L’accent est très fortement mis sur le renouvellement et la création d’entreprises qui fondent les aspirations économiques du maire de Neuilly.

Mais Nicolas Sarkozy cherche aussi à grignoter au centre, voire au centre-gauche. Par quel biais ? «L’écologie est évidemment le défi du XXIe siècle», clame t-il après un début de campagne marqué par l’adhésion populaire au projet de Nicolas Hulot. Si le président de l’UMP reconnaît que «l’agriculteur travaille tous les jours à la préservation de l’environnement», il souhaite aller plus loin dans tous les domaines : la limitation des intrants, les modes de production naturels, l’amélioration de la gestion de l’eau. Sur le projet de loi sur l’eau défendu par sa majorité, Nicolas Sarkozy s’accorde du fait qu’il est un bon compromis entre écologie et développement agricole. Mais il le voit comme une étape, et souhaite là encore aller plus loin.
Ségolène Royal a marqué son opposition aux OGM ? Nicolas Sarkozy se dit « sceptique » sur leurs avantages. Favorable à une poursuite de la recherche sur la question, il se positionne en filigranne pour un débat avec les Français sur les OGM… Nicolas Sarkozy veut s’offrir un électorat large. Cette stratégie qui fut gagnante pour Jacques Chirac en 1995, alors que l’actuel ministre de l’Intérieur avait fait le choix de Balladur, sera-t-elle payante aujourd’hui ?

Réponse dans quelques semaines. Mais un événement récent interroge. Certes la FNSEA, proche de la droite majoritaire, est sortie renforcée des élections aux chambres d’agriculture, inversant la tendance observée lors des scrutins précédents. Elle dirige la quasi-totalité des chambres d’agriculture auxquelles Nicolas Sarkozy exprime très clairement son attachement : il souhaite les placer comme un véritable relais, vecteur des valeurs insufflées au plus haut niveau de l’État. Or le discours du candidat dépasse certaines positions de la FNSEA. À la droite du syndicat majoritaire, la Coordination rurale marque une poussée, jusqu’à pratiquement ravir le rang de seconde puissance syndicale agricole à la Confédération paysanne. Sarkozy le rassembleur devra ainsi composer avec un électorat rural qui a bel et bien opéré un virage à droite.

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Mis en ligne le 12-02-2007 - Paru dans Le M.A.G. Cultures N°31   
 
 
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© Marco Pirrone


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"Maintenir cette productivité dépend d’abord de notre capacité à renouveler les générations. J’entends poursuivre et amplifier les efforts en matière d’installation."



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"Je pense qu’il faut renforcer la surveillance, en développant un véritable suivi biologique de toutes les cultures sur le territoire."



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"Ma priorité, ce n’est ni plus ni moins que de placer l’environnement au coeur de nos politiques publiques, afin de lui donner l’importance qu’il mérite. On doit impérativement et rapidement passer des incantations aux actes."



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"Les chambres d’agriculture doivent être des structures d’accompagnement de l’évolution des exploitations."



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"Je voudrais souligner que les bioénergies, ce n’est pas une découverte pour les agriculteurs français. Cela fait longtemps qu’ils s’intéressent à cette question et qu’ils montent des projets."

   
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