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DACIAN CIOLOS

Un Ami À L’Agriculture


Il était le candidat de la France autant que de son pays natal pour reprendre le siège de Mariann Fischer Boel à la Commission européenne. Ce quadra roumain et ami de Barnier tiendra-t-il ses promesses ?


Le champagne à l’Elysée, rue de Varenne, à Rennes et à Bucarest… Le prochain commissaire à l’Agriculture a beau être Roumain, il n’en avait pas moins reçu le soutien officiel de Paris lors du dépôt des candidatures pour le renouvellement de l’équipe Barroso. Les Anglais en mangent, paraît-il, leur chapeau melon de crainte que leur ristourne sur la contribution au budget européen obtenu par Margaret Thatcher ne soit compromise. Car ils avaient un plan pour préserver cette ristourne : pousser l’UE à réduire ses dépense en siphonnant la Pac en 2013. Dans la partie qui oppose France et Angleterre sur l’échiquier bruxellois, un nouveau coup vient donc d’être joué : « Ami de quinze ans » de Michel Barnier, les deux ministres de l’Agriculture avaient longuement accordé leurs violons sur le bilan de santé en préparation de la présidence française…
« Je ne serai pas le deuxième commissaire français… » Dacian Ciolos a beau être francophile, avoir obtenu un doctorat d’économie rurale à l’Ensa Montpellier, et épousé une française, il ne faut pas y voir un simple cheval de Troie pour les plans hexagonaux face à la perfide Albion. Sur le dossier des OGM, d’abord, il se heurtera sans doute au gouvernement Français, ayant milité avec force pour l’introduction de soja transgénique dans son pays contre la volonté de l’UE.
Préoccupation plus immédiate pour les agriculteurs, la question de la régulation des marchés trouve en la personne du nouveau Commissaire un ardent défenseur. « Il faut trouver des instruments de régulation tout en poussant les agriculteurs à devenir des entrepreneurs », estime-t-il dans un entretien accordé à La Tribune. « Je ne pense pas revenir en arrière avec une fixation des prix et des volumes, mais il faudra des instruments de régulation du marché. On a laissé faire sur les services financiers et on a eu une grave crise. On court le même risque avec l’agroalimentaire en disant que le marché va tout faire. » Bonne chance monsieur le Commissaire.


BENJAMIN MASSON


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Mis en ligne le 10-12-2009 - Paru dans Le M.A.G. Cultures N°67   
 
 
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